Vous arrive-t-il de vous sentir très dynamique à certains moments du mois, puis plus fatiguée ou introspective à d’autres, sans toujours comprendre pourquoi ? Ces variations ne sont pas aléatoires : elles s’inscrivent dans le cycle menstruel et ses phases, un rythme biologique naturel qui influence l’énergie, l’humeur et les besoins physiologiques. Explorons ces phases pour mieux écouter les mouvements du corps et renouer avec une relation plus consciente à soi.
Les rythmes biologiques du cycle menstruel
Comprendre le rôle des hormones au fil du cycle
Le cycle menstruel est structuré par des variations hormonales graduelles des œstrogènes et de la progestérone, produites par les ovaires.
● Avant l’ovulation, les œstrogènes augmentent progressivement, interagissant avec certains neurotransmetteurs impliqués dans la régulation de l’humeur. Cette élévation accompagne la maturation de l’ovule et la préparation de la muqueuse utérine qui s’épaissit en vue d’une éventuelle implantation.
● Après l’ovulation, les œstrogènes diminuent et la production de progestérone devient dominante, intervenant notamment dans la stabilisation de l’endomètre et étant associée à des effets neuroendocriniens.
Ces fluctuations hormonales expliquent pourquoi certains paramètres physiologiques ne fonctionnent pas de manière identique d’une phase à l’autre. Il s’agit d’un fonctionnement biologique normal, finement régulé, et non d’un déséquilibre à corriger.
Identifier la durée et la variabilité d’un cycle menstruel
La durée du cycle menstruel correspond à l’intervalle entre le premier jour des règles et le premier jour des règles suivantes. Si un cycle moyen est souvent décrit autour de 28 jours, sa durée normale peut toutefois varier de manière significative d’une femme à l’autre.
Au-delà de la durée, les critères médicaux évaluent également la régularité du cycle, mesurée chez une même personne sur plusieurs cycles successifs. Selon une étude de StatPearls publiée par la National Library of Medicine, un cycle est considéré comme régulier lorsque l’écart entre le cycle le plus court et le plus long ne dépasse pas 7 jours chez les femmes âgées de 26 à 41 ans et 9 jours chez les 18-25 ans et les 42-45 ans.
La variabilité du cycle est principalement liée à la phase folliculaire, dont la durée peut fluctuer d’un cycle à l’autre. À l’inverse, la phase lutéale présente une durée plus constante.
👉🏼 Découvrez notre Kit Féminin Sacré pour vous reconnecter à l’énergie de chaque phase de votre cycle.
Les phases du cycle menstruel
Chaque phase du cycle menstruel est marquée par une énergie unique. En les reconnaissant, vous parviendrez à observer plus finement vos rythmes, à anticiper vos besoins et à entretenir une relation plus apaisée avec votre corps.
Traverser la phase menstruelle comme un temps de retour à soi
La phase de menstruation ouvre le cycle. Elle correspond à l’élimination de la muqueuse utérine et marque souvent un moment de pause. Elle peut naturellement être associée à l’énergie de l’hiver ou de la nouvelle lune.
La période des règles s’accompagne habituellement d’un besoin accru de calme, de repos ou de recentrage. Il s’agit d’un temps particulièrement propice pour ralentir, pour réduire les sollicitations extérieures et pour porter une attention plus douce à vos sensations corporelles.
Explorer la phase folliculaire et l’élan de renouveau
La phase folliculaire s’étend des règles jusqu’à l’ovulation. Progressivement, à l’instar du printemps, le corps se remet en mouvement et se prépare à un nouveau cycle.
Vous pourrez ressentir une sensation de clarté, une envie de structurer, de créer ou de faire émerger de nouveaux projets. Dans un rythme qui se réinstalle graduellement, ce temps est particulièrement propice pour explorer de nouvelles idées ou pour fixer vos intentions pour le cycle à venir.
👉🏼 Testez notre Essence florale Chichaja, particulièrement adaptée pour libérer votre expression personnelle et vous reconnecter à votre pouvoir féminin.
Accueillir la phase ovulatoire et son ouverture au monde
La phase ovulatoire constitue un moment charnière du mois alors que les taux d’œstrogène sont à leur maximum. Au centre du cycle, elle marque la culmination de l’énergie, aisément associée à l’été ou à la pleine lune.
Il est fréquent que vous observiez une plus grande aisance relationnelle, une communication plus fluide ou un désir accru d’échange. Ce moment du cycle peut vous inviter à partager, à collaborer et à vous sentir davantage reliée aux autres.
Ralentir pendant la phase lutéale pour préserver l’équilibre
La phase lutéale s’installe après l’ovulation et conduit progressivement vers les menstruations suivantes. Elle correspond à un temps d’intégration et de stabilisation alors que l’on se prépare à clôturer le cycle menstruel.
De même qu’en automne, cette phase s’accompagne généralement d’un besoin de trier l’essentiel du superflu et d’accorder plus de place au repos. Profitez-en pour ajuster votre rythme, alléger vos attentes et préserver votre énergie afin de traverser cette période avec plus de confort.
👉🏼 Mieux comprendre pourquoi intégrer les plantes sacrées dans un processus de guérison holistique.
Les besoins du corps selon les phases
À chaque étape du cycle menstruel, le corps développe des besoins spécifiques, tant sur le plan physique qu’émotionnel. Chaque phase apporte ainsi son lot de signes à observer, son énergie à moduler et ses ressources à utiliser avec sagesse.
Adapter son énergie et son repos au fil du cycle
Chaque phase du cycle menstruel invite à trouver un équilibre unique entre énergie et repos :
● La phase menstruelle correspond à un temps d’élimination et de retrait. Le corps se repose, se purifie et se régénère. Écoutez ces besoins de ralentissement en réduisant le rythme des activités extérieures et en vous accordant plus de temps pour la détente et le soin personnel. Honorez vos besoins de sommeil, de chaleur, d’hydratation et de calme pour vous restaurer.
● La phase folliculaire est marquée par un regain d’énergie, de créativité et de motivation. Les œstrogènes en hausse sont souvent associés à une meilleure concentration et à une envie de faire avancer les choses. Profitez de cet élan pour organiser votre espace, prendre des initiatives et passer à l’action.
● La phase ovulatoire est généralement vécue comme une période de réceptivité et de connexion aux autres. Le corps étant aussi plus énergique, il demande à être plus actif socialement. Durant l’ovulation, les femmes se sentent habituellement plus confiantes et plus disponibles pour l’interaction.
● Pendant la phase lutéale, le corps commence à se préparer pour la phase de menstruation. Les besoins de repos et de régénération deviennent plus marqués. Soyez à l’écoute de votre corps pendant cette période et préservez votre énergie.
Soutenir le corps par l’alimentation et les plantes
Les besoins du corps varient au fil du cycle et une alimentation adaptée à chaque phase peut contribuer à soutenir ces changements physiologiques.
● Pendant la phase menstruelle, privilégiez des aliments riches en fer pour compenser les pertes sanguines et soutenir la régénération du corps. Choisissez des repas faciles à digérer et misez sur une alimentation riche en oméga-3 pour l’équilibre hormonal et la réduction de l’inflammation.
● Lors de la phase folliculaire, faites le plein de superaliments comme le chou kale ou la spiruline pour revitaliser le corps. Misez sur des protéines maigres, des céréales complètes et des aliments riches en vitamine B pour soutenir l’activité et la clarté mentale.
● En phase ovulatoire, pensez aux phytoestrogènes comme les graines de lin ou le tofu. De même, les aliments fermentés riches en probiotiques peuvent soutenir l’équilibre du microbiote intestinal, jouant un rôle clé dans le métabolisme des œstrogènes. Les aliments source de zinc et d’iode sont également particulièrement bénéfiques pendant cette phase.
● Durant la phase lutéale, misez sur des aliments riches en magnésium contribuant à l’équilibre du système nerveux. Les plantes adaptogènes, comme l'ashwagandha ou la maca, représentent aussi de précieuses alliées pour soutenir l’énergie ainsi que la capacité de l’organisme à s’adapter au stress, un facteur clé de la régulation hormonale.
De manière générale, privilégiez autant que possible une alimentation biologique, les pesticides pouvant perturber la fonction hormonale.
Traverser la phase lutéale et le SPM avec plus de douceur
Le syndrome prémenstruel représente un ensemble de symptômes dont l’intensité varie fortement selon les femmes et les cycles, sans être systématiquement lié à un déséquilibre hormonal. Il peut s’agir d’une fatigue plus marquée, d'une hypersensibilité émotionnelle, d'inconforts digestifs ou encore d'un besoin de solitude.
Voici des pistes pour favoriser la régulation nerveuse pendant cette période délicate :
● Intégrez des activités douces pour apaiser le système nerveux : techniques de respiration ou de méditation, yoga doux, marche lente en nature ou bain chaud.
● Misez sur les plantes pour calmer le stress et l’anxiété : passiflore, mélisse, valériane ou tilleul.
● Soutenez cette phase grâce aux plantes facilitant la stabilité intérieure comme les plantes adaptogènes. Découvrez aussi notre Kit Ancrage pour retrouver un sentiment de présence et de paix intérieure.
👉🏼 Zoom sur l’amélioration de la concentration pour apaiser le brouillard mental du syndrome prémenstruel.
Une relation consciente au cycle menstruel
Observer ses ressentis pour mieux se connaître
Chaque cycle est unique et vos ressentis peuvent varier d’un mois à l’autre. Prêter attention aux sensations corporelles, aux variations émotionnelles ou aux changements d’énergie permet peu à peu de trouver ses propres repères. Tenir un journal en notant les symptômes fréquents et leurs évolutions vous permettra de mieux comprendre comment votre corps communique au fil des phases.
Avec le temps, cette écoute favorise une relation plus apaisée au cycle, moins marquée par la frustration ou l’incompréhension.
Transformer le cycle en boussole intérieure
Lorsqu’il est accueilli comme un rythme naturel plutôt que comme une contrainte, le cycle menstruel peut devenir une réelle boussole intérieure. Il invite à ajuster ses choix, son organisation et ses attentes en fonction de ce qui est réellement disponible à l’instant présent.
En tenant compte de ces mouvements, vous pourrez faire des choix plus alignés et plus respectueux de vos besoins profonds. Cette approche ne vise pas à se conformer à un modèle, mais à habiter pleinement son propre rythme, dans une relation plus consciente et plus vivante au corps.
👉🏼 Testez notre combo Glandes endocrines, particulièrement adaptée lors de troubles hormonaux afin de réguler au mieux les sécrétions hormonales.
Points clés à retenir :
● Le cycle menstruel se compose de quatre phases aux dynamiques hormonales distinctes.
● Les variations hormonales influencent l’énergie, l’humeur et les besoins physiologiques.
● La durée du cycle peut varier sans que cela soit anormal.
● La phase lutéale est généralement plus stable que la phase folliculaire.
● Les symptômes prémenstruels sont variables et non systématiques.
● Adapter son rythme au fil du cycle favorise une relation plus apaisée au corps.
👉🏼 Pour vous accompagner durant les phases de votre cycle menstruel, découvrez comment booster votre énergie naturellement.
Le cycle menstruel peut devenir un outil de connaissance de soi à affiner au fil du temps. Lorsqu’il est observé avec attention, il offre ainsi des repères précieux pour mieux comprendre ses rythmes, ses limites et ses élans. Cultiver une relation consciente au cycle, c’est apprendre à écouter en conscience ce qui se manifeste, mois après mois, avec curiosité et bienveillance.
Auteur: Patricia Beard
FAQ – Phases du cycle menstruel
Quelles sont les différentes phases du cycle menstruel ?
Le cycle menstruel comprend quatre phases principales : la phase menstruelle, la phase folliculaire, la phase ovulatoire et la phase lutéale. Chacune correspond à des variations hormonales spécifiques et à des besoins physiologiques distincts.
Les phases du cycle menstruel ont-elles toujours la même durée ?
Non. La durée totale du cycle et celle de certaines phases, notamment la phase folliculaire, peuvent varier d’une femme à l’autre et d’un cycle à l’autre. La phase lutéale est en revanche généralement plus stable.
Pourquoi l’énergie et l’humeur varient-elles au cours du cycle ?
Ces variations sont liées aux fluctuations naturelles des œstrogènes et de la progestérone, qui interagissent avec le système nerveux et certains neurotransmetteurs impliqués dans la régulation de l’humeur, de l’attention et de l’énergie.
Le syndrome prémenstruel est-il systématique ?
Non. Le syndrome prémenstruel regroupe un ensemble de symptômes possibles dont l’intensité et la présence varient fortement selon les femmes et les cycles. Il ne traduit pas nécessairement un déséquilibre hormonal.
L’alimentation et certaines plantes peuvent-elles accompagner le cycle menstruel ?
Une alimentation adaptée aux différentes phases du cycle peut soutenir les besoins physiologiques du corps. Certaines plantes, notamment les adaptogènes, peuvent contribuer à une meilleure adaptation au stress, un facteur essentiel du confort hormonal, sans agir directement sur la production d’hormones.
Bibliographie :
Thiyagarajan, D. K., Basit, H., & Jeanmonod, R. (2024, September 27). Physiology, menstrual cycle. StatPearls - NCBI Bookshelf. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK500020/
Hawkins, S. M., & Matzuk, M. M. (2008). The menstrual cycle. Annals of the New York Academy of Sciences, 1135(1), 10–18. https://doi.org/10.1196/annals.1429.018
McLaughlin, J. E. (1447, January 14). Menstrual cycle. Merck Manual Consumer Version. https://www.merckmanuals.com/home/women-s-health-issues/biology-of-the-female-reproductive-system/menstrual-cycle?
Bretveld, R. W., Thomas, C. M., Scheepers, P. T., Zielhuis, G. A., & Roeleveld, N. (2006). Pesticide exposure: the hormonal function of the female reproductive system disrupted? Reproductive Biology and Endocrinology, 4(1), 30. https://doi.org/10.1186/1477-7827-4-30
Wang, H., Shi, F., Zheng, L., Zhou, W., Mi, B., Wu, S., & Feng, X. (2025). Gut microbiota has the potential to improve health of menopausal women by regulating estrogen. Frontiers in Endocrinology, 16, 1562332. https://doi.org/10.3389/fendo.2025.1562332
Panossian, A., & Wikman, G. (2010). Effects of Adaptogens on the Central Nervous System and the Molecular Mechanisms Associated with Their Stress—Protective Activity. Pharmaceuticals, 3(1), 188–224. https://doi.org/10.3390/ph3010188